Bientôt des voiture en libre accès dans toutes les villes ?

Vu Log, une société d'Antibes, développe des solutions informatiques pour les collectivités locales qui veulent proposer des services de voitures en libre accès.
Depuis juillet 2007, la ville d'Antibes (75.000 habitants) est le lieu d'une expérience originale. 70 personnes se sont abonnées à un service de voitures électriques en libre accès total, disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Un coup de fil à un automate vocal suffit pour obtenir l'emplacement du véhicule le plus proche. Les utilisateurs n'ont pas besoin d'indiquer combien de temps ils souhaitent louer la voiture ni où ils comptent la restituer. Un service rendu possible grâce aux logiciels développés par une jeune entreprise locale, Vu Log, créée en mai 2006 par David Emsellem, Georges Gallais et David Gibory. « Notre mission est de mettre l'innovation technologique au service de la mobilité, explique Georges Gallais, ancien spécialiste de l'électronique embarquée passé ensuite par le centre de recherche de Toyota à Sophia-Antipolis et par l'Inria (Institut national de recherche en informatique et en automatique). Il n'y a pas de bouchon sur Internet, il ne devrait pas y en avoir dans les rues ! »
Une soixantaine de projets
Des accords de transfert de technologie signés avec l'Inria et l'I3S (Laboratoire d'informatique, signaux et systèmes de Sophia-Antipolis) ont permis à Vu Log de développer et de breveter Vu Soft, une solution composée d'une centrale de réservation, d'un logiciel embarqué dans les véhicules et d'une application sur les terminaux des équipes chargées de la gestion des voitures sur le terrain. « Vu Soft comporte un module de localisation des véhicules au mètre près, y compris dans les sous-sols, détaille Georges Gallais. Mais aussi des algorithmes de classification pour les usages et permet ainsi d'avoir un retour d'expérience. Les villes sont découpées en cellules, liées justement à ces usages, comme l'offre de stationnement. »
Vu Log a reçu l'aide de la ville d'Antibes, de l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), d'Oséo et, en 2008, 2 millions d'euros du Fonds d'investissement pour le développement de l'écomobilité de la SNCF. Elle fait partie du pôle de compétitivité Véhicule du futur, installé à Etupes, dans le Doubs. Ses futurs marchés ? La soixantaine de projets de voiture en libre accès ou libre partage que des villes françaises comme Paris ou Besançon ont dans leurs cartons. « Mais, pour cela, il faut que la production de véhicules électriques suive », reconnaît Georges Gallais.
Jacques Henno
(article paru dans les Echos le 3 février 2009)

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